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Apprendre avec l’IA… sans cesser de penser

Dernière mise à jour : 23 avr.

On entend partout que l’intelligence artificielle va transformer l’école. La question que nous nous posons chez Life Bloom Academy : est-ce que ça aide vraiment nos élèves à apprendre ?


Parce que oui, l’IA peut être très utile. Elle explique, elle reformule, elle donne des idées… parfois même mieux qu’un manuel scolaire ! 


Mais on voit aussi autre chose, sur le terrain…


Des élèves qui trouvent vite une réponse…mais qui ne savent plus expliquer comment ils ont fait. Qui ont “réussi”… mais sans vraiment comprendre.


Et ça, c’est un vrai sujet. On met un mot dessus : la dette cognitive.

C’est ce moment où l’élève croit savoir… alors qu’il s’est surtout reposé sur l’outil.


Sur le moment, cela fonctionne. Mais dès qu’il s’agit de mobiliser seul ses connaissances en classe ou devant une évaluation, les difficultés apparaissent. 


Nous avons fait un choix assez clair chez Life Bloom Academy : nous ne voulons pas que nos élèves subissent l’IA, nous voulons qu’ils apprennent à la maîtriser.

Et ça change tout.


Concrètement, on ne l’interdit pas. On ne fait pas non plus comme si elle n’existait pas.

On l’intègre, mais avec un cadre.


En tenant compte du webinar "Utiliser l’IA au service des stratégies d’apprentissage efficaces" organisé par l'association Cogni'classe, Sciences Cognitives, nous avons suivi les conseils de Margarida Romero. Après avoir organisé un débat philo sur le thème "Intelligence et progrès", nous avons échangé avec les élèves sur leurs usages, leur compréhension de l'IA et le risque de dette cognitive. Ces échanges ont donné naissance et un sens à notre charte d'utilisation de l'IA, construite avec les élèves, à partir de discussions et de situations concrètes.

Pas un règlement théorique affiché au mur mais un contrat qu’ils comprennent vraiment, qu’ils ont contribué à construire. 


L’idée est simple : ils peuvent utiliser l’IA pour s’aider lorsque c’est autorisé, mais ils doivent être capables d’expliquer ce qu’ils rendent. Ils doivent garder leur esprit critique, et surtout… ils doivent rester les auteurs de leur travail, contrôler, amender le travail de l'IA et citer leurs sources.


Ce qu’on veut vraiment développer chez nos élèves, ce n’est pas juste leur capacité à trouver des réponses. C’est leur capacité à comprendre, à réfléchir et à prendre du recul.


L’IA est un outil puissant. Mais sans accompagnement, elle peut facilement remplacer des étapes essentielles de la réflexion.


Notre position est donc assez claire : oui à l’IA au collège, dans la continuité des recommandations du ministère de l'Éducation nationale notamment à partir à la 4e ! Mais une IA maîtrisée, questionnée, utilisée intelligemment.

Pas une IA qui pense à la place des élèves. Mais une IA maîtrisée comme un véritable outil au service de leurs apprentissages. 


Pour cela, nous avons initié les discussions, établi la charte. Nous allons continuer de former professeurs et élèves.


Nous participons également au projet européen Ai4BioSTEM qui vise à monter d'ici 2 ans 4 projets en pédagogie active (project based learning) où les élèves seront mis en action. Ils utiliseront l'IA pour contribuer à la préservation des espèces et de la biodiversité.

L'IA est un formidable outil pour des professeurs "augmentés" : pour préparer leurs cours, trouver de nouvelles stratégies pédagogiques et produire des exercices différenciés.


Bien utilisé, l'IA peut devenir un agent d'apprentissage pour les élèves : se créer des évaluations, des flashcards, des fiches de mémorisation active, des progressions ....


Au final, l’enjeu n’est pas technologique. Il est pédagogique !




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